Le Marathon de la Côte d'Amour

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Le Marathon de la Côte d'Amour
Le Marathon de la Côte d'Amour
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Pourquoi tu cours un marathon ? Mais oui dis nous pourquoi ? Nous on comprend pas 🤔

Vous la connaissez cette rengaine, vous les adeptes du bitume et de la légende 42km195 ! 

Un MARATHON ça se court pour la distance, pour le mythe, pour le défi, pour être avec les copains, pour rester vivant, pour l'amour du maillot, etc...

Mais aussi et bien souvent pour le dépaysement, alors on choisi un lieu digne de nous en mettre plein les yeux. Une capitale (Paris, Londres, Berlin...), une escapade exotique (New York, Les Bermudes et pourquoi pas???, Vilnius....) ou pas trop loin de la maison (Saumur, Cheverny, Rennes on a dit pas trop loin certes mais pour s'en mettre plein les yeux quand même,...) 

Le marathon qui coche les bonnes cases sur ce mois de novembre c'est donc le Marathon de la Baule... Euh non soyons précis : Le Marathon International de la Côte d'Amour Amarrys, c'est bon là on a rien oublié, ouf 😱. Mais où sommes nous donc, dites moi ? Pour ceux qui ne connaissent pas bien leur côtes françaises et leurs départements on est dans le 44 😀 et sur la fin du GR34, mais soyons clair et honnête la partie bretonne est bien plus jolie 😉. 

Parlons rapidement de la Baule-Escoublac notre terre d'hébergement pour ce week-end de course à pied : 

Établie sur la baie du Pouliguen, la commune fait partie de la presqu'île Guérandaiserattachée au continent par un étroit passage situé sur la commune de Saint-Lyphard. La localité appartient à la Côte d'Amour, entre Le Pouliguen et Pornichet

Je rajouterai que la commune est située à 1h23 et 78km de Nantes, histoire de le mettre au moins une fois dans le texte (et faire rager Didier 🤣) mais aussi à 1h56 et 146km de Rennes notre chère patrie 😊. 

Petite note historique sur ce beau marathon car vous l'avez compris nos valeureux marathoniens sont surtout venu pour le décor même si au bout du compte certains ne l'ont pas trop aperçu (trop rapide) ou pas trop apprécié ("heu y'a un mur sur la côte sauvage, je vois plus rien" 😱 ) : 

On nous annonce une deuxième édition et c'est bien le cas mais uniquement dans cette nouvelle version, celle un peu, beaucoup et passionnément professionnelle… Car oui ce marathon a déjà existé et durant 8 éditions de 2003 à 2010 sous la houlette du club du coin pas moins amateur que ceux qui organisent le Neveztell Trail. Et vos deux coachs dévoués y avaient déjà relevé le défi 👋  

Le Marathon de la Côte d'Amour

Mais comme toute bonne chose a une fin, il était dit que cela ne durerait pas et les voix de la discorde ont sonné le glas de cette belle expérience. 

Voici l'historique :

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Il semble que tout soit rentré dans l'ordre aujourd'hui et chacun pourra faire ses gros sous 🤣

Place aux acteurs maintenant et aux résultats. 

Plusieurs courses étaient programmées sur ce week-end et nous étions présents un peu partout : 

Maxime sur le 5km (sur Guérande) 

Florence (Laurence m'a-t-on dit dans une autre vie), Sabine et Marie-Noëlle sur le Semi 

Bruno, John, Estelle, Sylvain et Delphine sur le marathon ainsi que de nombreux Noyalais que je ne suis pas sûr d'avoir tous trouvés (je m'en excuse par avance) 

Immense BRAVO à tous pour avoir surmonté la distance, relevé le défi et honoré le mythe du Marathon. Ne banalisons pas cet effort et continuons à le respecter. 

 

Le Marathon de la Côte d'Amour
Le Marathon de la Côte d'Amour

Place aux différents récits de nos coureurs

Maxime (coureur et supporter) :

Mon petit récit pour ma course d’hier :

" Week-end marathon avec des amis, donc course annexe presque obligatoire. Je voulais y aller tranquillement et je suis très content de l'allure et des sensations. Course vraiment sympa, le cadre est top autour et dans la cité médiévale, avec beaucoup de monde et une bonne ambiance."

Mon récit en tant que spectateur du marathon :

"Super cadre avec un super temps, beaucoup de monde sur le parcours à certains endroits. Ça donnerait presque envie de s'y inscrire 🧐"

Sabine (Semi): 

Le parcours était superbe avec un beau soleil, chaque retour au littoral était précédé de l'odeur des embruns, j'ai profité a fond et je le recommanderais l'an prochain"

Sabine avait bien plus à raconter mais elle le garde pour ses coachs....😊

Florence (Semi) 

On a eu un temps au top, trop bien ce décor. Je n'ai plus de jambes 😉
Bon, mon chrono, pas terrible, je n'ai pas atteint mon objectif, pire, j'ai commencé à marcher plus tôt que d'habitude alors que j'avais l'impression d'être bien préparée... c'était pas mon jour, 😥, pas de cardio et pas de jambes,🥵 j'ai beau avoir un mental, ça suffit pas! 
C'est pas grave, je savais qu'après mon arrêt d'avril à août c'était juste, je garde mon objectif Paris,  pour celui là, je serai au top...

 

Estelle - 2ème marathon - RP 3h28'55 (-10min)

Après une assez longue prépa, volontairement commencée mi-juillet, voici venu le jour J à La Baule ! Pas mal d’appréhension car je suis tombée malade une semaine avant. 🤒 Je n’étais pas encore certaine, la veille, de m’aligner sur la ligne de départ mais, fort heureusement, ça s’est amélioré ! Merci Humex.

Que dire ? Le beau temps était au rdv, c’était déjà un bon point. Les paysages : à couper le souffle. Et dans tout ça, j’ai atteint l’objectif qui était de faire moins de 3h30.

Je suis partie sur une allure de 4’55’’ au kilo. Le fait de remplir la flasque aux ravitos faisait perdre un peu de temps mais il valait mieux ça que d’être assoiffée, surtout avec la douce température qu’on avait et l’alimentation aux gels et aux crackers.

Les 23/24 premiers kilomètres se sont faits aux côtés de Bruno, el coach. Ensuite, j’ai maintenu l’allure en ayant pourtant l’impression d’accélérer un peu mais pas tant ça quand je regarde les chronos. On a eu du vent et des faux-plats sur la deuxième partie, il fallait composer avec. Pour autant, je me sentais en forme, encore mieux que sur la première partie. Bon, à partir du 39e, je sens des crampes pointer le bout de leur nez au niveau des quadriceps… Ça s’est accentué ensuite sans m’handicaper. Le corps aime bien nous faire des petites frayeurs, on dirait. Ça commençait quand même à taper sur les muscles. Malgré tout, j’ai voulu accélérer sur les 2 derniers kilomètres, la marge de manœuvre pour passer sous les 3h30 n’était pas si large (le premier semi était réalisé en 1h45). Ça m’a tout de même paru long, cette fin de course, malgré l’ambiance de folie ! Je me demandais bien quand est-ce que j’allais enfin apercevoir l’arche d’arrivée. Et là, alléluia, le tapis bleu au sol, c’est vraiment la fin. 3:28:55 au compteur. Très contente du résultat ! J’ai gagné 10 minutes par rapport à l’année dernière, lors de mon 1er marathon

Sylvain - 3ème marathon - Pas de RP une simple sortie longue 🤣

Inscrit initialement avec l’objectif de battre mon RP et de viser moins de 3h15, l’utmb est passé par là et a laissé quelques traces 😜 J’ai donc longtemps hésité à conserver mon dossard puis j’ai finalement décidé de suivre un copain et son frère qui voulait faire son premier marathon en moins de 4h. Expérience très sympa avec du plaisir pendant tout le trajet,et super content à l’arrivée car objectif atteint largement avec un très beau negative split

Un jour peut-être, je tenterai à nouveau avec une vrai prépa mais pas facile à caser entre deux ultras 😁

A noter qu'il a un 4ème marathon dans la besace mais celui-là n'est pas officiel, 3h30 sur la piste de Nouvoitou un dimanche matin (Mais pourquoi ? Pourquoi?) 

Delphine - 8ème marathon - RP 4h05'39 (-5min)

Pas facile de le décrire...plus facile de le dire à l'oral

Levée dimanche matin sous de superbes conditions météos. Direction le SAS du 4 h15 à côté du meneur d'allure, mon objectif était entre 4 h et 4 H 15. Un peu de nostalgie (lieux passés en famille pendant les vacances dans ma tendre enfance) et en plus nous sommes sur les terres des BUDET 😉. Les kilomètres défilent les uns après les autres, nous arrivons sur le passage des marais salants, et celui-ci était un peu difficile (vent).

Sur les différentes petites côtes face au vent, pas d'arrêt, on ne marche pas, on repense au plan d'entraînement avec les allures variées : Merci John 😎 L'importance était surtout les encouragements du public et des Nouvoitouciens qui ont été très fortement appréciés, et ont motivés pour la suite de la course.

Pas de mur, très surprise !!! Hâte d'arriver au 40ème pour s'hydrater, l'air marin donne soif 😛

Les derniers kilomètres ont été magiques avec cette foule qui t'encourage en criant ton prénom : tu ne sais pas ou plus si tu connais des personnes dans le public.

UN GRAND MERCI aux coachs pour nous préparer à ces challenges persos.

On remet ça l'année prochaine 😛 sur un autre marathon...

Petit regret : Dommage que je n'ai pas eu le temps de m👋'arrêter pour prendre des Niniches 

John - 14ème marathon 

Quelque soit l'objectif, quelque soit l'ambition, quelque soit la volonté, quelque soit TOUT ça fini toujours pareil... 🤔

J'ai les ingrédients, j'ai la recette et j'ai déjà gouté mais encore une fois je ne réussis pas à digérer le contenu final et pas que comme cela 🤮🤮🤮

Dommage, pourtant j'avais changé de cuisinier en me disant que faire le mélange tout seul ne me permettait pas de pimenter comme il le fallait et pour cela j'ai pris le Top Chef, j'ai resollicité celui qui me connait le mieux et qui m'avait amené au top de ma forme en 2013. Bruno t'as fait le taf mais j'ai pas su concrétiser. 

Des fois on voit le mur, des fois pas et des fois on n'a pas envie. On tire un trait pour celui là, à quand le prochain? rapidement ? sûrement 😊

Bruno - 24ème marathon 

Pas re RP mais on lui donne un peu de celui d'Estelle (si elle est d'accord) 

Je partais sans grande certitudes sur ce marathon. A la base je m'étais inscrit pour prendre une revanche sur le marathon de Bruxelles en novembre 2024.

Voyant que j'avais du mal, j'avais même rappelé l'entraîneur qui m'avait emmené vers mes plus beaux marathons. Malheureusement, il n'y a pas de miracle en course à pied, il faut reprendre les bases : des footings vraiment lents et revoir les objectifs à la baisse.

J'ai voulu y croire au départ. Jusqu'au 10ème kilomètre, c'était facile, l'allure calée aux alentours de 5'00''/km. Les jambes tournaient, j'étais facile à discuter avec Estelle dans les rues de La Baule. L'entrée dans les marais salants, vent dans le dos sous le soleil, était facile. Le panorama était somptueux. L'allure s'est améliorée, mais les premières douleurs musculaires sont apparues. Face au vent, j'ai temporisé. Estelle a comblé les quelques mètres de retard, j'ai pris sa foulée. Plusieurs fois, j'ai voulu la laisser partir, mais sa force de persuasion et un peu d'orgueil m'ont permis de m'accrocher.

Au passage au semi en 1h45'01''; je savais que la deuxième partie s'annonçait mal. Pourtant, encouragé par Estelle, je suis resté avec elle jusqu'au 24ème. Avec le passage à la pointe du Croisic et les longs faux plats, j'ai commencé à lâcher quelques secondes par kilomètres. Estelle était encore à portée de vue. Le ravitaillement juste avant le 30ème m'a été fatal. je me suis étranglé en prenant un gel, j'ai même dû faire demi-tour pour aller reprendre de l'eau. Le mal de jambe croissant était alors doublé de douleur à l'estomac. C'en était trop, les quelques secondes perdues se sont transformées en 2 ou 3 dizaines par kilomètres. Je n'arrivais pas à apprécier le paysage de la côte sauvage sous le soleil pourtant superbe.

J'ai débranché le cerveau avec une seule idée en tête : rejoindre l'arrivée. L'orgueil et la fierté m'interdisaient de marcher ! Pourtant j'en ai eu envie plus d'une fois. Plus que 12 km, plus que 11 km, etc. Doublé par les coureurs (souvent les coureuses, bien plus régulières), je doublais tous les marcheurs. Le corps n'en voulait plus, mais la tête n'a pas lâché. Le combat était parfois rude, mais comme toujours la tête l'a emporté.

J'ai fini par rejoindre Le Pouliguen, passer le port et achever l'interminable décompte sur le remblai Baulois.

L'immédiat après-course a été difficile. J'ai été à deux doigts de rater l'objectif de ne pas vomir. Dernières épreuves : rejoindre la voiture en marchant sur deux jambes de bois puis contenir les crampes sur le trajet du retour.

3h37'03''. Déception au chronomètre mais grande fierté d'être toujours marathonien. Je me suis battu avec mes moyens.

Place à la récup. Le marathon de Paris, c'est dans 5 mois. Si je veux être en état d'accompagner mon fils aîné, il ne va pas falloir faiblir.

 

BONNE RECUP A TOUS 

 

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